16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 19:38


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Cela faisait longtemps que je m’étais promis d’écrire une critique (dé)constructive sur la dernière réalisation de Michael Bay (ô louanges), le bien nommé Transformers 3, la Face cachée de la Lune. Mais je dois avouer que seulement deux semaines après avoir vu le film… Je l’ai déjà oublié !

 

La faute à quoi ? A du mauvais goût ? Une direction aléatoire ? Une histoire inintéressante ? Mal écrite ?

Nous allons voir que c’est un peu tout cela à la fois, cependant, comme je l’ai dit, comment me souvenir de l’histoire d’un film dont les deux premiers tiers ne servent strictement à rien ? Nous allons également voir que le scénariste de ce film (Ehren Kruger Ier, le bien nommé) devait se poser la même question lorsqu’il était devant sa feuille blanche.

 

 

Bon allez, c’est parti pour une critique sans limite de Transformers 3, écrite dans ces conditions si particulières, à savoir comme si je devais écrire un scénario pour Bay.

 

Transformers, Dark of the Moon, de Michael Bay : Un gros cul peut en cacher un autre.

 

A l’origine je n’ai rien contre Michael Bay.

J’avoue que dans ma toute jeune jeunesse (celle ayant forgée ma cinéphilie) j’avais même plutôt aimé The Rock et Armageddon qui restent des pièces maitresses du Très Grand Spectacle de la deuxième moitié des années 1990. Le vent a tourné lorsque j’ai passé le cap des 12 ans tandis que le dit monsieur ne l’a sûrement jamais dépassé lui-même. Le plantage de l’opportuniste Pearl Harbor l’avait alors largement confirmé (demandez à un gamin de 8 ans de raconter un épisode sanglant et sérieux de l’Histoire américaine).

Mais revenons à nos robots.

 

La franchise Transformers a commencé au Cinéma en 2007.

A vrai dire, peu pariaient un kopeck sur ce projet cinématographique adaptant les célèbres jouets Hasbro dans une aventure au schéma Spielbergien.

Oui, Spielberg, parlons-en.

Ce cinéaste de génie multiplie les productions depuis ses plus jeunes années. A chaque fois, sa « patte » est bien visible, rien qu’aux thèmes alors abordés.

Le schéma Spielbergien est ainsi le suivant :

 

- Le personnage principal est un jeune adolescent en manque de reconnaissance familial, souvent perdu dans son imaginaire et/ou à la quête d’une aventure qui le transformera.

- Le jeune adolescent rencontre une personne qui va l’embarquer dans une aventure inattendue OU le jeune adolescent va trouver un objet (le McGuffin) qui va bouleverser son existence.

- Le jeune adolescent embarque, souvent malgré lui, son love interest dans l’aventure.

- Embarqué dans un monde extraordinaire, il révèlera son importance et sortira de l’aventure changé.

- En conclusion, il obtient la reconnaissance familiale et devient ami avec son compagnon extraordinaire OU garant de l’objet extraordinaire. Sans oublier qu’il embrasse son love interest à la fin.

 

C’est un peu bordélique, mais l’idée est là.

C’est très emprunté au parcours du héros de Joseph Campbell (Le Héros aux Mille et uns visages, dispo en libraire) à la différence que le thème de l’enfance et du basculement du monde ordinaire/extraordinaire est excessivement mis en valeur. Ca marche sur beaucoup de productions Spielberg (je ne parle même pas de ses réalisations).

De tête : Gremlins, les Goonies, Retour vers le Futur et plus récemment… Transformers.

 

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Transformers raconte donc l’histoire de Sam Witwicky (Shia Labeouf) qui rêve de reconnaissance familiale (la figure du père dès le début du premier film), de la plus belle fille du lycée Michaela (Megan Fox) mais qui a une vie (trop) tristement ordinaire et misérable pour se débloquer si facilement de l’ordre des choses.

Puis Bumblebee lui tombe dessus presque par hasard. Sa vie finie par être totalement bouleversée par ce robot extraterrestre en exode et en guerre contre un gang de robots méchants souhaitant récupérer le Cube (le McGuffin de cette histoire) qui permettra la renaissance de Megatron, le bad guy du film.

 

Quel bordel franchement, mais au moins c’est résumable.

Et quatre ans après avoir vu le film, je m’en souviens !

 

Ecrit par les surdoués Roberto Orci et Alex Kurtzman (à l’œuvre sur les pourtant très réussis Star Trek et Mission Impossible III ; créateurs de Fringe), le long-métrage respecte bien le dit schéma et fonctionnerait presque sur le papier.

Presque car ce film n’est ni plus ni moins destiné à être réalisé par Michael Bay.

 

Quand je dis Michael Bay, la première chose qu’un spectateur moyen va imaginer c’est : une explosion.

 

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Car Bay, au delà du fait qu’il aime les feux d’artifices, n’est pas n’importe quel réalisateur. Ce n’est pas un « yes man ». Non, Michael Bay est un véritable auteur.

Michael Bay a sa patte reconnaissable parmi tant d’autres car il a son style. Ses plans sont même de véritables tampons dans l’inconscient collectif.

Lens flares, extrêmes contre-plongées, gros plans, montage vif et… images iconiques.

 

Comment ne pas se souvenir de ça ?

 

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Imprimées définitivement dans la rétine, pas vrai ?

 

Et bien c’est ça le style Bay. Demander aux acteurs de faire la pose. Les filmer en extrême gros plan. Décaler sa caméra en travelling rapidement pour appuyer une émotion. Juxtaposer deux clichés/stéréotypes sur le même plan.

Tout est hyper-identifiable, tout est hyper-calibré, tout est hyper-calculé, tout est hyper-marrant, tout est hyper-triste, tout est hyper-impressionnant.

Ce n’est jamais fait dans la dentelle, mais c’est hyper efficace.

 

Michael Bay a son monde a lui. Sa vision très personnelle des choses. C’est très cliché. Parfois beauf même. Mais comme d’habitude il sait manier son artillerie.

 

Alors quelle a été la valeur ajoutée de cette collaboration improbable entre Steven Spielberg et Michael Bay ?

 

 

Réponse : Aucune.

 

Puisque même si les scénaristes (du premier en tout cas) ont su respecter le schéma spielbergien (devenu assez classique finalement), Michael Bay n’insuffle rien d’autre que de la démagogie cinématographique. A savoir : Des robots, des bagnoles, des explosions et des meufs.

 

A la suite d’une grève des scénaristes sans précédent, Bay s’est retrouvé quasiment sans scénario pour la production du deuxième opus Revenge of the Fallen (Roberto Orci et Alex Kurtzman se sont barrés en grève, Bay a alors écrit un brouillon, révisé par l’auteur des Frères Grimm et Scream 3, le tristement célèbre Ehren Kruger).

C’est dans ce Transformers 2, la Revanche qu’on ressent alors toutes les limites d’un tel déluge de beauferie et de mauvais goût. Le film n’exprimant rien sur le fond, c’est une succession de scènes qui tentent de se justifier les unes à la suite des autres avec une vague histoire de « difficulté de l’engagement » et de… Nan attendez... Et bien... Ben rien d’autre en fait.

Ah si un moment ça parle de pyramides.  Même que y’a une arme à l’intérieur et qu’en fait les Transformers étaient sur Terre depuis longtemps. Que ? Hein ?

 

Bref, à la suite de ce désastre qui a rapporté 836 millions de dollars à travers le monde, Orci et Kurtzman quittent le navire pour laisser le scénariste le plus incompétent et pistonné d’Hollywood seul maître à bord : Le bien nommé Ehren Kruger qui doit avoir les mains trop sales pour écrire un script lisible.

 

Et bingo, sur Transformers 3 il est seul.

Avec Bay.

Spielberg étant trop occupé avec Tintin (très probablement) et ses autres productions (Super 8 d’Abrams et Cowboys & Envahisseurs de Favreau).

 

Bon après cette longue introduction, il est peut être temps de parler du film, mais je crois qu’il était très important d’expliquer à vous, chers lecteurs, ô combien Bay n’est pas un réalisateur comme les autres, tout comme mon article puisque… (…)

Attention ça va péter.

 

Bon alors ? Qui avons nous à la barre de ce Transformers 3 : Dark of the Moon (pourquoi pas Dark SIDE of the Moon ? Ils avaient peur de connoter le côté West Side Story de l’histoire ? Ah non ce script ne fait appel à aucune référence, pardon).

 

Bon attendez, faut que je me souvienne du film. Ah… Ah voilà.

 

Ca va péter…

 

D'abord, chose à préciser : Exit Megan Fox.

Remplacée au pied levée par Rosie Huntington-Whiteley (un mannequin que Bay a rencontré sur le tournage des pubs Victoria's Secret) pour propos dérangeants et non-chalance lors des répétitions, elle manque clairement au film.

Oui, j'aurais jamais pensé ça, mais pourtant... Elle apportait un brin de jenesaisquoi au rôle de potiche qui n'était pas aussi simpliste (et profondément Bayien) que je ne le pensais. C'est peut-être dû au fait d'avoir "pire", donc forcément, on se mets à apprécier ce qui était mieux (mais reste toujours dans la catégorie "médiocre"... "nul"... "merde"...).

La nouvelle recrue n'est là que pour... Ben... Enfin voilà quoi (je vais y revenir).

En fait, pour la jouer crue, je citerais un de mes amis :

"En fait, Megan Fox on voulait lui faire l'amour. Rosie, on veut juste la baiser."

 

 

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Je suce qui ?


Après cet instant très fin (toujours à l'image du film) : Continuons.

Le film est le premier de Michael Bay à avoir été tourné en 3D. Les craintes du choix d’un tel format étaient justifiées : Comment un réalisateur comme Michael Bay peut-il maitriser le relief qui demande inconsciemment plus de concentration au spectateur ?

En effet, Bay est un de ces réalisateurs au montage charcuté. Plans très courts, caméra tremblante. Ca sentait la merde.

Et pourtant, autant le dire d’entrée de jeu : La 3D est ce qui a pu arriver de mieux à Michael Bay. Dès les premières bandes-annonces, dès les premières minutes du film, on assiste à la réalisation la plus « cadrée », la plus « calme » de Michael Bay. Ses plans durent en moyenne 12 secondes !

Je sais, j’ai compté ! (et vraiment en plus)

 

C’est un peu comme si on avait donné à un petit garçon jouant dans un bac à sable un camion à sa taille. Forcément, il sera plus soigneux et plus mesuré qu’avec ses Majorettes qu’il explose dans le sable.

Michael Bay c’est pareil. En fait, cette métaphore est parfaite pour Michael Bay.

Devant maîtriser un tel système, Bay se mesure, se pose, réfléchit sa réalisation pour offrir la 3D la plus innovante au cinéma depuis Avatar de Cameron. C’est probablement le relief qui m’a offert le plus de sensation, et pour ça, c’est un sacré coup de chapeau puisque tout le prologue du film est tout simplement bluffant.

 

Contant une guerre froide des étoiles revisitée, Bay démontre a quel point il sait lui aussi raconter une grande histoire. Plans aériens lunaires, caméra déportée ici et là. Jamais le relief n’a été aussi bien utilisé.

 

Ca parle de complot, de guerre stellaire, d’une conquête de la lune faite pour autre chose qu’une guerre froide à remporter. Comme à chaque fois, Bay épate pour son sens de la démesure mais cette fois-ci incroyablement… mesuré.

Efficace dans le bon sens, tout simplement.

 

Puis le titre s’affiche.

 

Et là c’est le drame. Pendant près d’une heure trente, Bay va accumuler les doigts d’honneur (oui totalement) au bon goût et va taper dans la surenchère de n’importe quoi.

 

Le plan suivant ce titre est tout à fait représentatif de ce qu’est l’état d’esprit Bayien et la raison d’être de ce film :

Un gros et magnifique plan en relief sur le CUL DE ROSIE HUNTINGTON-WHITELEY, le nouveau love-interest de Chia la bouffe. 

 

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Faut-il préciser qu'ils ne sont pas du tout un couple crédible ?

 

Et là on ne sait pas trop où le film nous emmène. Car pendant une heure et demie ça va partir absolument DANS TOUS LES SENS.

Kruger gribouille sa feuille de script et Bay se concentre surtout les blagues pipi-caca dont les parents Witwicky sont les fiers ambassadeurs.

Dempsey apparaît là, puis Frances McDormand s’improvise grosse machine de la CIA. M. Chow de Very Bad Trip passe faire coucou dans son propre rôle et John Malkovich vient s’amuser (au moins il s’éclate).

Même Buzz Aldrin est de la partie en guest star !

 

Et puis un moment donné, on nous embarque dans l’ancienne centrale de Tchernobyl, pour finalement atterrir dans un bar peuplé de russes. Y’a même des nanas avec des flingues.

Et puis Shia LaBeouf se fait recruter dans le cabinet de Malkovich (dont j’ignore toujours la profession) qui n’aime que le jaune. Bon, comme je l’ai dit il s’amuse.

 

Et puis c’est à ce moment où on regarde son voisin : Mais que diable fait-il dans cette galère ?

 

Non. Que diable fais-je dans cette galère ?

 

Enfin M. Chow se fait tuer. Pourquoi ? Je ne sais pas. Avançons.

 

Je vois les mauvaises langues se délier. Bien sûr que je sais à quoi m’attendre en allant voir Transformers. Mais c’est tellement drôle de disserter sur ce brouillon. La preuve est ci-dessus : Ma succession de remarque qui part dans tous les sens et c’est à l’image du film.

Allez on continue.

 

(Et ben même que) Un moment ils font revivre le robot Sentinel Prime qui est doublé par Leonard Nimoy.

 

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Mais que diable fait-il dans cette galèèèèèèèèèèèèèèèèère ?

 

Puis finalement c’est un méchant.

En fait c’est ça.

 

Mais oui, mais bien sûr. Tout ceci était un plan prévu par les méchants depuis longtemps. En fait, il y a des pylônes qu’il faut assembler comme des K’Nex (entre jouets on se comprend) et ils sont détenus par Sentinel Prime qui était autrefois un gentil. Du moins c’est ce qu’Optimus Prime et Bumblebee (qui a dû demander un cachet trop important cette fois-ci, du coup c’est un personnage secondaire) pensaient. En fait c’est un méchant, et il avait prévu un plan machiavélique avec Megatron depuis longtemps.

Quel plan ? Quand ? Quoi ? Comment ?

 

Attends, on en reparle dans une heure, avant il y a une poursuite en voiture.

 

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Une page du script de Transformers 3 écrit par Ehren Kruger

 

Bon, et la face cachée de la lune ?

Déjà oubliée les amis. C’était juste pour avoir un sous-titre à ce film merdique. Ca rapporte plus. Pirates des Caraibes a gagné des milliards comme ça.


Bon après ? Quoi ? Ah oui Rosie Huntington-Whiteley se fait emprisonner par Patrick Dempsey (dont Shia Labeouf jalouse car il est sur pleins de photos avec Rosie, sa meuf quoi !) qui est son ancien patron (je crois que dans les 10 répliques qu’elle prononce dans le film, « Je démissionne ! » est inclus). Ben oui, Dempsey, dans son meilleur rôle depuis Grey’s Anatomy (par contre là, je déconne pas, c’est vrai, il prouve qu’il a l’étoffe pour faire autre chose) est en fait un méchant.

Il est avec les DeceptiCONS depuis le début. Ben oui vous croyiez quoi ? Le mec est concessionnaire et entouré de belles bagnoles depuis le début du film. Ca voulait dire quelque chose.

Faut suivre un peu là hein.

En fait ils prévoient un gros truc. Tellement énorme que seul Bay peut le filmer. Mais ça on y revient plus tard, on s’en branle pour le moment.

 

Ah euh juste. Mais où est passé Malkovich ? Hein ?

Pfff, je commence à fatiguer de repasser tout ça en revue. Ce script est d'un bordel...

Enfin c'est amusant. Continuons.

 

Donc Shia arrive devant Patrick. Ils s’engueulent.

 

- Tu n’es qu’une merde !

- Toi aussi !

 

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Qu'est ce que je fais là... ?!

 

Et puis là Dempsey lui donne une montre -qui n’est pas de marque- (j’ai oublié de parler des placements produits lenovo qui inondent le film) qui permettra de savoir si les Transformers gentils quittent bien la Terre dans une navette spatiale affrétée par la NASA (ils en ont toujours une de disponible, juste au cas où) parce que les DeceptiCONS menacent de s’en prendre aux humains s’ils n’expulsent pas immédiatement Optimus Prime et toute sa clique de la terre.

Putain ça commence à devenir politique ça.

 

« On les expulse après tout ce qu’ils ont fait pour nous. » dit Tyrese Gibson dans un éclair de lucidité et lançant ainsi un vaste débat.

Oui, Gibson qu’on retrouve à la NASA en reconversion parce qu’il avait demandé un Congé Individuel de Formation à l’Armée parce qu’il en avait marre de tuer des gens.

Snif.

 

Bon bref, les gentils Transformers montent dans leur navette spatiale qui est tirée à deux pas de Shia Labeouf alors resté à deux mètres de la structure de lancement afin que Michael Bay puisse faire une contre-plongée « wow ».

 

Et là Soundwave (mais oui souvenez oui, le DeceptiBienCon de Transformers 2 qui s’était connecté à un satellite afin d’écouter une conversation militaire relatant de l’immersion du Megatron mort en pleine mer, deux ans avant Ben Laden) tire des missiles sur la fusée en plein décollage.

 

KA BOOM

 

Les Transformers gentils sont morts. Les méchants ont gagné. La montre de Shia se détache car elle a bien vu les Transformers monter dans la dite navette spatiale et voilà.

 

Ca y est, après une heure et demie d'ennui total et/ou de torture (à vous de choisir !), le climax peut (enfin) commencer.

 

Donc Rosie et Patrick Dempsey se retrouvent embarqués dans le gratte-ciel d'un Chicago assiégé et qui va servir de bac à sable aux DeceptiCons qui n’ont toujours pas pigé qu’ils se sont fait rouler étant donné que les Transformers gentils ne sont en fait pas morts ! Ah ah !

Et oui, c’est un effet de surprise.

Et Shia va le découvrir à son arrivée express avec Gibson dans un Chicago dévasté. Même que des gens se font butter comme dans la Guerre des Mondes.

 

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Et là c’est d’une stupidité infinie, mais c’est foutrement impressionnant grâce aux effets spéciaux, aux images iconiques, au montage lisible et à la maîtrise de la 3D par Bay.

Un climax (qui dure tout le long du troisième acte) tellement sidérant qu’on en vient à se poser de grosses questions lorsque l'on se déconcentre du film :

 

Qu’est ce qu’aurait donné Transformers 3 fait autrement ?

Imaginez juste ce troisième acte dantesque... Avec un acte un qui développe des personnages qui nous ressemblent un peu plus et avec de bons enjeux (pas l'histoire à la con de l'engagement qui est presque HS avec les événements du film). Un truc un peu plus posé, plus tendre. Un second acte au développement avec des enjeux CLAIRS : Que foutent-ils en Ukraine ? Qui sont ces russes ? Quel est le rôle de John Turturro dans les événements du film ? De John Malkovich ? A quoi sert Rosie à part faire la pouf et servir de lien avec tel ou tel bureaucrate ?
Développer de vraies péripéties impliquant les personnages auxquels on s'est attaché. 
Et où cette fameuse menace ? Cette fameuse invasion ? A aucun moment je n'ai ressenti de vrai danger.
C'est écrit avec les pieds, ça part dans tous les sens et prend des directions totalement inutiles. Je n'ai vécu le 3ème acte que grâce aux belles images et à la 3D extrêmement bien utilisée (très rare pour être signalé). Alors imaginez si on avait pu avoir la même chose avec un peu moins de beauferies et une vraie mise en place juste avant....

 

Bon allez, j’arrête j’en ai marre.

Conclusion.

 

Transformers 3 est presque pire que Transformers 2. Pourtant, paradoxalement, la 3D aide Michael Bay, le roi de la caméra tremblante, dans sa mise en scène. Le troisième acte est très impressionnant mais totalement vain a la vue du vide cosmique qui représente les deux premiers. Sa meilleure réalisation et son pire film.

Son utilité ? Transformers 3 (et 2) font partie de ces suites qui servent à mieux apprécier l'original. Même lorsqu'on n'avait pas aimé celui-ci à sa sortie... Une autre réponse à cette question est peut-être que ce troisième opus prouve que ce n'est rien d'autre qu'un film qui parle de robots qui se transforment en voitures.... A méditer.

Enfin, je tiens à préciser que cet article suit scrupuleusement le schéma –brouillon- Bayien suivant : Très longue introduction / préparation du climax / climax explosant le film et justifiant votre temps de lecture.

Un long-métrage qui va frôler le milliard de dollars de recette à travers le monde, donc je peux bien me permettre ce genre de gribouillage.

Merci de votre compréhension.

 

William Mondello

 

 

 

 

 

 

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inconnue 24/07/2011


Je ne vois pas où !


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