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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 18:10

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En attendant Skyfall, je vous propose de reprendre une séquence du tant décrié Quantum of Solace de Marc Forster, qui, il est vrai, nous avait laissé avec un Bond relativement moyen.

Quantum of Solace, qui pourrait se traduire par un Soupçon de Consolation, n’en manque justement pas. Malgré son manque d’inventivité scénaristique, il restait marquant pour la mise en scène de certaines de ses séquences dont celle de l’Opéra, où une tuerie Bondienne était mise en parallèle avec du Giaccomo Puccino : Tosca !

Retour sur ce long-métrage discutable et ce personnage atypique, qui a bercé l’enfance de plus d’un, époustouflé plus d’une ( ;-) ) et qui a su grandir comme nous autres.

 

 

1 – La tragédie de James Bond et son amour perdu

> Où en étions-nous, monsieur Bond ?

2 – The name is Bond, James Bond

> La production chaotique de Quantum of Solace

3 – Le Fantôme de l’Opéra

> Etude de la séquence de l'Opéra : quand James Bond rencontre Tosca

 

 

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La tragédie de James Bond et son amour perdu

 

Passé le maigre scénario, ce 22ème épisode des aventures de Bond, et la première suite directe de la saga (tous les autres épisodes sont indépendants les uns des autres) nous offrait quelques instants de bravoure. Je fais volontairement abstraction de cette mise en scène très Jason Bourne (caméra à l’épaule, montage vif et serré) qui provient de ces idées opportunistes qui ont tant suivies la franchise tout au long de son existence, alors que les premières critiques semblent louer au nouveau cru Skyfall une inventivité hors pair et une intégrité artistique bien méconnue chez Bond (merci Sam Mendes).

Je précise une chose : je n'ai rien contre les anciens Bond, bien au contraire. Je reste un fervent admirateur de l'époque Connery.

 

Car malgré la qualité de beaucoup d’épisodes de cette saga d’anthologie qui a fait mes heures heureuses et développé mon imagination infantile, il est bien de reconnaître que les James Bond ont toujours été ces films qui suivaient une tendance. Réalisés par des « yes man », ces réalisateurs qui injectent si peu de personnalité dans leurs films, se contentant de suivre les directives des producteurs qui ne souhaitent QUE profit à court, et parfois long terme.

 

Ainsi les James Bond ont pu être de véritables ambassadeurs de leurs époques respectives : Les Sean Connery se fondent alors dans les codes cinématographiques des années 1960, les Roger Moore frisaient parfois l’auto-parodie seventies et les Pierce Brosnan plongeaient un Bond dans le gigantisme-individualisme héroïque des années 1990 dont le summum du ridicule fut atteint avec le Moonraker des années 2000, le mal-nommé Meurs un autre Jour.

 

Cependant, le reboot de la franchise avec Casino Royale était une véritable réinvention.

Pourtant dirigé par un « yes man », Martin Campbell, a qui l’on doit un autre sommet Bondien, le très bien nommé GoldenEye, Daniel Craig ramenait 007 vers la stratosphère de la réussite, aussi bien artistique que financière.

Casino Royale était le James Bond par excellence. Il devenait, de par son histoire et ses personnages dépoussiérés, ce qu’on faisait de mieux pour le célèbre agent britannique du MI6, et de ce qu’on pouvait proposer en terme de renouveau du film espionnage 4 étoiles. Une alternative aux autres films d’infiltration post-11 septembre qui se perdaient dans les déserts d’Afghanistan.

 

Bond redevenait Bond, et ça n’avait jamais été aussi parfait.

 

Ainsi, dans l’enthousiasme, les producteurs Barbara Broccoli et Michael G. Wilson ont cherché, pour la première fois dans l’histoire de la franchise, à reprendre la suite des aventures de Bond là où Casino Royale les avaient arrêtées : sur l’émancipation d’un personnage, passant de la colère d’une trahison à la tristesse de la perte d’un être cher.

 

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The name is Bond, James Bond

 

Daniel Craig devenait ce nouveau James Bond, ambassadeur de notre époque.

Epoque où le héros doute. Où il devient faillible. Comme un monde dépassé, qui cherche à se réinventer. A comprendre pourquoi il a perdu sa gloire passée.

Cette humanité transparaissait tout au long d’un Casino Royale qui commençait brutal, à l’image de la carrure de son acteur principal, pour terminer fragile, sensible et incroyablement proche d’un spectateur qui avait pour la première fois un Bond dit « réaliste », à qui il pouvait VRAIMENT ressembler.

 

C’était la nouveauté inscrite par Casino Royale.

Un Bond qui n’était plus opportuniste, mais qui donnait alors le ton. En parallèle d’un Batman Begins (Christopher Nolan, auteur Bondien) qui faisait alors la même chose d’ailleurs. 

 

C’est ainsi que le réalisateur-auteur suisse Marc Forster avait été dépêché de son cinéma indépendant, et par déduction, plus intègre.

Le réalisateur de Neverland et Les cerf-volants de Kaboul devait diriger un Bond qui cherchait alors à être consolé pour une sortie programmée à l’automne 2008.

Après la perte de Vesper Lynd (interprétée par la magnifique Eva Green), l’idée était d’emmener l’agent du MI6 sur les traces de l’organisation qui avait « tué » son premier amour.

On passait alors d’un Bond triste, inconsolable, à un Bond en colère, façon Permis de Tuer avec Timothy Dalton.

 

Pourquoi pas, dites vous ?

Fallait bien avouer que c’était sacrément casse-gueule tout de même. Manque de bol, la grève des scénaristes arrive au mauvais moment :

Fin 2007, tous les scénaristes d’Hollywood se mettent en grève et sont soutenus par les britanniques. Ainsi, pas moyen, par obligation contractuelle, de retoucher un script mal fini, dont seul les séquences d’action ont été bien écrites.

Quantum of Solace va alors devoir jouer sur ses séquences, et Forster redoubler d’invention pour se faire comprendre.

 

On gagne ainsi un Bond extrêmement visuel, avec un personnage principal muet et des séquences de parlottes bancales, dont on se fiche. Dommage, car le potentiel était là, mais ça n’a pas loupé. Le manque d’autorité de Marc Forster sur le tournage (confirmé sur World War Z qui sortira en juin 2013), sorte de Jean-Marc Ayrault de la mise en scène, a freiné ses bonnes intentions.

Alors que la brèche pour voir un auteur diriger un Bond était là, ce Quantum of Solace se contentera d’être un énième épisode mais qui regorge de nombreuses bonnes idées.

 

Parmi elles, la séquence de l’Opéra qui est à mettre au Panthéon des séquences les plus spectaculaires de la saga. Non pas qu’elle soit une des plus violentes (quoique) ou qu’elle fasse appel à une équipe géniale et en surnombre (quoique ???), mais bien pour ce qu’elle dit, ce qu’elle montre et ce sur quoi elle joue.

 

Explications !

 

 

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Le Fantôme de l’Opéra

 

Le chagrin de Bond est omniprésent tout au long du film. Matérialisé par une forme de colère, de violence et d’action agressive, celle-ci est la conséquence de la perte d’un être cher : Vesper Lynd.

 

Eva Green a beau ne pas être présente au casting du film, son personnage est pourtant visible à chaque recoin, à chaque son, à chaque image du long-métrage de Forster.

Le film commence ainsi sur de longs plans sur le regard d’un homme perdu, aux yeux brillants. Celui d’un Bond que personne à part la violence de chocs routiers ne saura consoler.

L’alcool, est ainsi montré comme un remède autant que la désinvolture. Le rappel du cocktail « Vesper », à base de Vodka et de Martini -réalisé au shaker, pas à la cuillère-, est fait au milieu d’un film trop court, comme un point d’orgue. La James Bond girl du film est volontairement très effacée, et le méchant n’est qu’une ombre sur un tableau de cibles tuées les unes après les autres sans regret.

Pourtant le regret est un des thèmes phare de Quantum of Solace, faisant de Vesper un des personnages principaux, dont seul le nom est mentionné quelque fois.

 

C’est ainsi que cette séquence de l’Opéra est une des majeures du film, car elle est la mise en parallèle inattendue entre les aventures d’un agent secret et le classique de Giacomo Puccini : Tosca.

 

Première rencontre frontale entre Daniel Craig et un Mathieu Amalric (toujours aussi pathétique), elle se présente comme le châtiment que Bond souhaite donner à ce badguy, celui que lui-même reçoit dans une tragédie forcée et complètement incongrue.

Le parallèle entre l’œuvre de Puccini et Bond est explicite, et à tous les niveaux : musical, forcément, visuel (montage) et scénaristique.

 

Vesper est un fantôme, qui ne contrôle plus la passion de son amant déçu, énervé, et profondément triste. Forster fait alors de Casino Royale une véritable tragédie en la comparant à l’histoire de Tosca qui est la suivante :

 

La cantatrice Flora Tosca est l’amante cachée d’un peintre nommé Mario Cavaradossi, recherché par la police car il vient d’aider un ami à fuir un Rome contrôlé par les français.

Le chef de la police, Scarpia, dans un jeu de manipulations, va alors jouer sur la jalousie de la belle cantatrice Tosca pour piéger celui qu’il recherche.

Cavaradossi arrêté, Scarpia, séduit par la jeune femme, va alors lui lancer un ultimatum : qu’elle couche avec lui, et il laissera la vie sauve à Mario Cavaradossi.

Tosca finit alors par accepter ; Scarpia donne l’ordre de simuler l’exécution de Cavaradossi… Pour finalement donner un contrordre de manière que Tosca ne le sache pas.

 

Mais Tosca poignarde alors le chef de la police.

Cavaradossi, prêt à être exécuté, est rejoint par Tosca qui lui explique qu’il doit simuler sa mort, que les armes sont chargées à blanc. Le couple se promet alors à la paix et au repos amoureux. Au bonheur plus simplement.

 

Le peloton d’exécution s’approche alors de Cavaradossi et le « tue ».

Ignorant que Scarpia avait donné un contrordre à ses hommes, en leur demandant de finalement charger leurs armes avec des balles réelles, Tosca s’approche joyeusement du corps de son amant, pensant que leur liberté est désormais acquise.

C’est avec horreur qu’elle découvre alors un Cavaradossi sans vie. Son amour est mort et par trahison, sa passion perdue. A jamais.

En plein désespoir, elle finit alors par se suicider.

 

Tosca parle d’un amant perdu.

Tosca parle d’une histoire d’amour impossible.

Tosca parle d’un meurtre en public.

Tosca parle d’une passion entre deux amants.

Tosca parle d’un intérêt perdu.

 

Et si Quantum of Solace n’était tout simplement pas la volonté d’un James Bond souhaitant retrouver l’amour de son public autrefois déçu par les erreurs d’un Meurs un autre Jour ?

Et si Casino Royale ne l’avait tout simplement pas déjà fait ?

Et si Quantum of Solace n’était que l’ajout désespéré de séquences majestueuses à une œuvre qui l’est déjà ?

Enfin, une seule en particulier. 

 

 

 

Une tragédie en public

 

Difficile de ne pas faire le lien concret entre ces deux histoires. Le metteur en scène le souligne tout au long de la séquence.

Il y a deux possibilités :

 

La première, c’est que Vesper, prise dans une manipulation effectuée par l’organisation Quantum (décrite dans « Quantum of Solace ») et éprise du fameux algérien que l’on voit à la fin du film (évoqué à la fin de « Casino Royale »), est Tosca. L’algérien est Mario et l’organisation Quantum serait Scarpia. Le problème là est que l’algérien est de toute façon un traitre et manipule Vesper. Il ne peut donc être Mario.

 

La seconde interprétation, plus compliquée mais aussi pertinente, est celle où le rôle de Tosca serait toujours repris par Vesper et celui de Mario par le personnage de 007.

Vesper en rendant la mallette d’argent à la fin de Casino Royale à l’organisation terroriste paie sa dette envers elle, et se promet à un bel avenir avec James Bond (Mario).

L’algérien et l’organisation sont le chef de la police, Scarpia, qui promet à Vesper (Tosca) qu’elle sera libre pour sa passion avec Bond.

L’issue est pourtant différente ici : même si Vesper décide de se suicider, Bond parvient à survivre, le laissant seul avec ses doutes, son chagrin, mais aussi et surtout sa haine envers un coupable (Scarpia) qu’il doit encore trouver.

C’est là que la nécessité de faire une suite entre en jeu.

James Bond veut revoir l’issue de l’histoire. Revoir l’Opéra. Le remonter. Changer la tragédie.

Changer l’issue fatale pour la remplacer… par une autre.

 

Forster va alors cristalliser cette ambition dans cette magnifique séquence dont voici un découpage.

 

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Bond arrive sur la scène des futurs crimes. Au niveau de la direction d'acteur : sa démarche est droite et le regard fixe un point à l'horizon. Forster souligne ainsi sa tenacité. Sa fermeté.

 

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Les ennemis se fondent dans la masse. Ils sont d'ailleurs montrés faisant partie de la société mondaine. La présence de coupe de champagne peut être vue comme l'allégorie du "monde qui décide". Le monde des puissants. Le choix des costumes, quasi tous uniformes (smokings pour les hommes, robes noires pour les femmes) montrent que c'est ce petit monde est régit par des codes. Et qu'il se présente en supériorité ? Une critique sous jacente M. Forster ?

 

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Bond les observe. En hauteur. Montrant ainsi sa suprématie, il est au-dessus de ce monde. Ce plan montre également toute sa détermination.

 

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Je pense que Quick doit assurément faire partie de l'organisation Quantum.

 

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D'un air sûr de lui, Dominic Green s'asseoit sur son trone et insère son oreillette...


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... A l'image de 007, qui se met à son niveau. Les deux plans se succèdent, montrant alors que les deux personnages sont d'égal à égal.

 

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A la différence que la détermination de Bond est plus forte, plus violente...

 

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... Et brutale.

 

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L'Opéra commence.

Bond va alors le suivre, pas à pas.

 

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En se dissimulant sous l'oeil géant, représentant celui de Tosca (?) et donc de Vesper. Par extension, cet oeil est aussi le regard de la culpabilité, du chagrin et de la... Fatalité ?

 

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Depuis son oeil géant, James Bond observe de nouveau cette micro-société dans laquelle ses ennemis se fondent. Ils sont tous vétus de la même manière, mais parlent en fond sonore via les oreillettes.

Il les écoute attentivement.

 

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Le regard de Daniel Craig, légèrement penché et avec un air déterminé appuie sa force et sa suprématie sur cette réunion cachée. L'aigle va bientôt attaquer sa proie. Il est aux portes de sa vengeance.

 

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Bond et les émissaires de Quantum sont montrés face à face grâce à un champ contre champ. Les deux plans se succèdent comme si les deux parties s'observaient directement. En réalité non, bien sûr, mais c'est ce que le réalisateur souhaite nous montrer.

 

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Green (Amalric) ferme les poings pour montrer sa force et son pouvoir.

 

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Mais Bond (Craig) va casser cette assurance en utilisant sa désinvolture légendaire : il intervient dans la conversation, provoquant la fuite de ses ennemis assis dans le théâtre, et la révélation de leurs positions et identités.

 

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Retour à l'Opéra : Forster nous montre le peloton préparer l'exécution alors que l'oeil géant les observe toujours.

Contre-plongée. L'oeil domine la situation.

 

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Les tireurs sont en place. L'horreur va alors commencer. Ce qui va mener à la tragédie : Tosca va perdre son amant dans ce qu'elle croit être une simulation.

 

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La musique de Tosca monte en puissance.

Les hommes de Quantum fuient autant qu'ils peuvent.

 

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... Mais sont rattrappés par un Bond glacial qui prépare... l'autre éxécution.

"Ca va chier !"

 

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C'est le premier face à face direct entre les deux personnages.

 

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Bond lance un regard ailleurs. Quelque part, hors champ.

Un regard tourné vers Vesper peut-être ?

Il fait ainsi de cette éxécution une fatalité. Il indique le destin malheureux.

Mais l'issue de cette tragédie doit être revue.

Scarpia (Quantum) a survécu, mais pas Tosca (Vesper), qui s'est de toute façon suicidée. Il doit donc changer la donne... Espère-t-il, peut être, que cela fera revenir Tosca à la vie ? C'est sous-jacent, mais c'est là.

Vesper est présente ici.

 

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La violence entre en scène.

 

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Tout au long de l'éxecution, Forster et son monteur vont s'amuser à mettre les deux séquences en parallèle : la tuerie Bondienne dans le restaurant et la fin de l'Acte I de Tosca.

 

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Silence et musique.

C'est un peu comme si James Bond rejouait l'opéra dans sa tête. Le moindre son de la séquence est coupé. Nous n'entendons ni les coups de feu, ni les bruits de pas, ni les cris. Seul la musique de Tosca est jouée. En choeur. En coeur.

Tosca tue Scarpia. Vesper tue Quantum.

Et Mario survit.

Et Bond survit.

 

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Mais pour cela, Bond doit tacher sa chemise blanche.

Il sort alors le monstre qui est en lui et... Exécute.

 

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Bond (Mario) espérait-il mourir à la place de Vesper (Tosca) ?

C'est la question que l'on se pose à l'issue de cette séquence. Le sacrifice fait-il partie de cette tragédie ?

 

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La réalité le rattrappe. Le voilà en train de tenir entre ses mains la vie d'un membre de Quantum qu'il souhaite interroger pour ainsi remonter jusqu'à la tête de l'organisation. Sa détermination est totale. Sa haine, énorme.

L'interrogatoire est vif, violent. A vrai dire, Bond s'en fiche.

Ce qu'il veut, c'est Vesper.

 

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Ainsi, il laisse le membre de Quantum mourir (se suicider ?). Il se "jette" du haut d'un édifice... Soit de la même façon que Tosca choisit pour mourir.

 

Enfin, une chose importante ici est le cadre : l’exécution de l'opéra est assistée par un public… Tout comme la gunfight de Quantum of Solace. Elle est entièrement publique, et la tragédie est vécue par tous. Aussi bien par les spectateurs de l’opéra, que ceux assis au restaurant… Et nous-mêmes, spectateurs du film !

 

 

La nouvelle danse de 007

 

Si hélas le montage et la mise en scène de cette séquence ne sauvent pas le film de l’accident scénaristique, elle montre au moins à quel point un film peut puiser dans l’héritage culturel pour se retrouver, se rafraichir.

Marc Forster, dont les talents restent souvent discutables, montre aussi que Casino Royale pouvait toujours être magnifié.

 

C’est maintenant à vous Sam Mendes !

 

 

"Casino Royale" de Martin Campbell. Avec Daniel Craig et Eva Green.

Disponible en DVD, Blu-Ray.

"Quantum of Solace" de Marc Forster. Avec Daniel Craig, Olga Kurylenko, Mathieu Amalric.

Disponible en DVD, Blu-Ray.

"Skyfall" de Sam Mendes. Avec Daniel Craig, Bérénice Marlohe, Javier Bardem.

En salles le 26 octobre.

 

Crédit photo : Sony Pictures 

 

William Mondello

 

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