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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 19:41

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« J'ai toujours rêvé enfant, d'être un savant-fou »

Tim Burton, à Paris, le 23 octobre 2012

 

Avant toute chose, sachez que j’écris cet article avec mon Yorkshire sur les genoux, et cela n'était pas volontaire. Et contrairement à Sparky, elle n'est pas encore passée sous la foudre (non, non, pas encore).

 

Mardi soir, même si j’étais absolument raaaavie d'aller voir Frankenweenie, et en 3D (Threeeeee Deeeeee), et même si j'étais absolument raaaavie d'assister à la master-class de Tim Burton himself après la diffusion, et bien, je partais voir ce nouveau film sans grande conviction.

 

 

Mais pourquoi ?

 

Parce qu’ en tant que grande fan intergalactique de Burton, je savais que Frankenweenie ne sortait pas de nulle part : il était tout d’abord un de ces premiers courts-métrages, datant de 1984.

Alors que pourtant, l'une des plus grandes qualités de Tim Burton est bien son imagination.

 

Pourquoi dans ce cas avoir repris un vieux court-métrage au lieu d'inventer autre chose ?

Pourquoi avoir repêché dans le passé une vieille histoire alors qu'il y en a tant d'autres à imaginer ?

J'avais qu'une peur à ce moment la : qu'il ait repompé une idée, et qu'il l'ait transformée en long métrage d'animation en stop-motion, sans âme, sans conviction....

 

J'ai également remarqué une chose, il y a deux catégories de fan de Burton, les « anciens » et les « nouveaux ».

Les anciens connaissent les débuts de Tim Burton, leur chef d'œuvre incontournable s'appelle Edward, ils apprécient l'originalité, la poésie des films, le coté macabre, unique, tout droit sorti du cerveau de Timothy.

 

Et il y a les « nouveaux ». Ceux là apprécient la partie 2005 – 2012. C'est à dire, le passage dans la carrière de Burton à des films plus grands publics, aux budgets énormes, capables de réunir les enfants et leur parents, toujours avec cette patte, cette « signature » Burton, visible dés le premier coup d'œil, (et aussi le premier coup d'oreille, merci  Danny Elfman).

 

Je dois avouer que je suis plutôt fan de la première partie de la carrière de Burton (bien que j'admire certains de ses films les plus récents comme Big Fish), pour la simple et bonne raison que les deux derniers films (Alice et Dark Shadows) m'ont déçue (mais ce n'est qu'a titre personnel) et que je n’avais qu'une envie : retrouver ces références, cet art, que l'ont a pu connaître avec Vincent ou encore Ed Wood (bien qu'il soit un véritable OVNIs parmi les OVNIs).

 

 

A la pêche aux références cultes

 

Et quelle ne fut pas ma surprise de voir que ce dernier né (façon de parler) des studios Disney n’est autre qu’un retour aux sources.

Frankeewenie possède quelques particularités qui, rien qu'à elle, font frétiller les sens.

Déjà le nom du film vous est sûrement familier, puisque en effet c'est tout simplement la version canine de Frankenstein.

 

Film en stop-motion, chose rare de nos jours (rien d'étonnant chez Tim Burton mais cela reste surprenant quand on voit le peu de films d'animation utilisant cette technique), il est en plus en noir et blanc.

Et là on se dit « wan ta vu c'est chelou sisi ».

 

Enfin, si vous aussi vous possédez quelques références en matières de films bizarres, macabres et autres métrages cultes, vous aurez remarqué la ressemblance entre l'affiche de Frankenweenie et celle de Night of the living dead de Romero (1968, son tout premier film de morts vivants). Bon, rien de flagrant dans la ressemblance hein, juste la couleur verte dégueuli du logo et le reste en noir et blanc.

 

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Chose que le réalisateur américain confirmera par la suite lors de la master-class en évoquant un large « Hommage aux monstres » dès la conception du film.

 

En bref, sans avoir vu le film, je me suis déjà dit un truc du genre « bon signe », ça s'annonce bien.

Enfin, mon fessier royal convenablement installé dans un fauteuil, « ni trop loin, ni trop près » et sans personne de plus de 1m80 devant moi, me voilà prête, comme une vierge attendant sa première fois, armée de mes lunettes 3D. Une seule pensée à l'esprit « pourvu que ça ne soit pas de la m.... »

 

 

Et alors ?

 

Très franchement....... J'ai failli me pisser dessus de joie.

Quel bonheur, enfin, ENFIN, il est revenu.

Tim Burton revient à ses origines, sans que cela ne soit trop « fermé » au public lambda. C'est drôle, c'est marrant, c'est bourré mais alors archi rempli de références culturelles (et cultissimes pour moué).

 

« Nous sommes revenus au premiers dessins du court-métrage » expliquait-il par la suite. Mais oui, mais forcément. Une chose qu’on ressent tout au long de la projection.

 

 

Des premiers films d'horreur du cinéma, aux inspiration de Tim, de Frankenstein à Dracula, en passant par les films de la Hammer, et même vis à vis de sa propre vie et de son art (son recueil de poèmes « La Petite Fille qui Fixe... »), notamment sa relation avec son propre père qu'il expliquera quelques minute après la projection, durant une master-class absolument génialissime, avec un Tim tout barbu, qui à répondu à mon petit coucou de la main pendant ma question (s vous étiez la, petite dédicace, j'ai posé ma question à la fin, j'avais des pompes rouges façon Dorothy dans le magicien d'Oz, et j'ai dit « voila » à la fin de ma question).

 

Un seul mot m'est venu à l'esprit.

Enfin, enfin un film ou l'on mixe les deux meilleures qualités de sa carrière, mais un seul défaut (parce que bien évidemment, tout n'est pas et ne peux être parfait) le film est légèrement lent au début (mais la deuxième partie est tellement savoureuse....).

Et au final, malgré une histoire pas très originale, qui sent le déjà vu (enfin vous me direz..), l’autre moitié du métrage est tellement drôle que l'ont se rend compte que le court-métrage n'a en commun que le début, et la toute fin du film.

En gros, Frankenweenie de 2012, vaut largement le coup d'œil, qu'il n'est pas une copie du Frankenweenie de 1984, il est atypique, il est neuf.

 

 

 

Un film bilan

 

Une master-class… A vrai dire, j'ai pas toujours compris à quoi ça servait (disons que j'ai toujours trouvé que c'était une conférence de presse qui n’ose pas assumer qu’elle en est une).

Mais la, c'était clairement des explications entre le réalisateur et son public. Une conversation !

Lui même, évoqua la notion de « film bilan », de retour aux sources, de clin d’œil à sa propre carrière (rien qu'avec le doublage du professeur à l'accent Hongrois par Martin Landau....) arrangé à la sauce 2012.

 

Tim Burton à expliqué ses choix, notamment vis à vis de l'utilisation de stop-motion :

« Tout est fait à la main, c'est très artisanal, on a l'impression d'être un géant sur le plateau »

… Ainsi que le choix d'être converti à la 3D, qui soit dit en passant n'est pas dégueulasse du tout, même pour un film « converti » et pourtant Dieu sait que j'aime pas la 3D (elle passe bien sûrement grâce au stop-motion et le fait qu'on ait déjà une impression de toucher sans la 3D).

C'est donc un film, qui est non seulement de qualité, qui fait référence au cinéma d'horreur et d'épouvante, mais aussi qui plaira aux enfants, aux adultes, aux gothiques, aux fashions, aux bobos, chose qu'enfin, Tim Burton, à réussi à accomplir.

Frankenweenie est un film sur la relation enfant-animal de compagnie et l’amour inconditionnel qui en découle.

Un soupçon d’autobiographie monsieur Burton ?

« Ce film s'inspire de souvenirs d'enfants, mais aussi ceux d'autres enfants. Frankenweenie s’inspire de vieux films, de lieux connus. Oui, il y a un soupçon d'autobiographie »

 

Qu’est ce que je disais…

Bref, je vais faire un câlin à mon toutou maintenant.

 

 

 

Frankenweenie, de Tim Burton.

Le 31 Octobre (Halloween, bouuuuw) au Cinéma.

 

 

Clémence Breton

 

 

A découvrir sur le blog :

L'analyse de la séquence de l'opéra de QUANTUM OF SOLACE. Quand James Bond rencontre Tosca.

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